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 La dernière retraite d'Aënaran

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Filraen d'Har Ganeth
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MessageSujet: La dernière retraite d'Aënaran   Lun 2 Avr 2007 - 4:41

« Le monde était né des ténèbres. Toute vie et toute lumière en était issue. Mais si cette lumière venait à disparaître, que resterait il ?... »

Ses mains étaient gelées. Son corps était pétrifié par le froid hivernal qui était lentement tombé sur toutes les terres du pays. Son âme même était caressée par ce froid pénétrant. Son visage semblait avoir était sculpté dans de la glace tant la blancheur, caractéristique de ceux de sa race, était intense et immaculée. Une brise pourtant légère venait fouetter son visage et semblait entailler la moindre parcelle de peau encore à nue. Ses longs cheveux noirs tranchaient avec la blancheur argentée de son armure, tantôt illuminée par quelques motifs de chaudes couleurs rouge et dorée et quelques splendides bijoux incrustés, témoins du raffinement et de l’élégance de ceux de sa race.
Tout autour de lui le paysage semblait s’être endormi sous un épais tissu de neige. Arbres, fleurs, rochers, tout avait été recouvert par un drap aussi blanc que son visage et aussi froid que le cœur de ceux qui se tenaient en face de lui.
La blancheur immaculée de la neige était déchirée par la noirceur de ces viles créatures. Le son glauque et sinistre des tambours rendaient l’atmosphère encore plus lourd qu’il ne l’était déjà. Des bannières sombres et tachetées de runes blasphématoires émergeaient d’une foule aussi effrayante qu’impressionnante.
Le seigneur noir, dont l’apparence était l’exact opposée de la sienne, était juché sur le dos d’un énorme dragon noir. Cette massive créature, recouverte d’une véritable armure d’écailles, laissait des vapeurs sombres et verdâtres s’échapper de ses narines. Lorsqu’elle releva la tête elle laissa apparaître une immense armée, une foule de guerriers fanatiques rassemblés sous les ordres d’un des nombreux pantins des dieux noirs.
Aënaran se demandait encore comment une armée aussi grande avait pu les rattraper à travers les collines et les épaisses forêts de la région. Ils avaient marché jour et nuit, à allure forcée, et pourtant...
Cette horde était semblable à une mer de cendres, venue pour recouvrir les terres de ténèbres. Elle était constituée de solides nordiques, à la carrure massive et l’apparence sauvage. Ces derniers constituaient la première ligne de la horde. La deuxième voyait d’innombrables guerriers sculptés dans des armures aussi sombres qu’épaisses. La visière de leurs heaumes ne laissant rien entrevoir, tant ces créatures étaient emplies de noirceurs. Certains étaient à pied, d’autres chevauchaient d’impressionnants destriers lourdement caparaçonnés.
La seule vue de cette armée faisait monter en lui de la colère et du dégoût. Aënaran se tourna vers le commandant en second et lui demanda où en étaient les préparatifs.
-Les lanciers et les archers couvrent le centre de notre déploiement, avec les nos balistes à répétition. Mais les maîtres des épées et les heaumes d’argent ne sont toujours pas en vue.
-Quand arriveront ils ? Demanda Aënaran d’une voix étonnamment calme.
-Hé bien…à vrai dire nous n’en savons rien commandant. Eliandir et ses patrouilleurs nous avaient dit aujourd’hui, mais impossible de savoir s’ils seront là dans une heure ou une fois la nuit tombée.
Aënaran ne pu refouler un sourire nerveux, et jeta un œil sur son armée : bien… si nous devons nous passer de l’aide du capitaine Falanir, montrons leur que nos vies ne sont pas si aisées à prendre. Donnes l’ordre aux troupes de se tenir prêtes pour l’assaut.
Le commandant en second acquiesça et parti rejoindre l’armée azure. Celle-ci ressemblait à un rocher argenté, prêt à être submergé par les flots noirs d’une mer déchaînée. Mais Aënaran avait confiance en ses guerriers, et il se disait que cette marée noire pouvait se briser sur ce rochet tout comme les flots se brisent sur les digues. Il faudrait pour cela que lui et ses guerriers donnent le meilleur d’eux même et qu’Azuryan soit, une fois de plus, avec eux.
-Aujourd’hui, le destin décidera s’il est temps pour nous de rejoindre nos ancêtres ou de leur faire honneur sur ce champs de bataille…Se dit il, affichant un air résolu.



Voilà pour le moment, la suite arrive prochainement.
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Lemonpuding
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MessageSujet: Re: La dernière retraite d'Aënaran   Mar 3 Avr 2007 - 15:20

C'est Hachement bien ! En plus, c'est de ch'tit elfes qui vont mourir ^^

Dépeches-toi ! Ecris plus vite Wink
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Filraen d'Har Ganeth
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MessageSujet: Re: La dernière retraite d'Aënaran   Lun 9 Avr 2007 - 5:49

L’armée azure était prête. Les lanciers, fiers soldats citoyens, étaient déployés sur le centre du dispositif haut elfe. Leurs armures et le fer de leurs lances étincelaient sous le pâle soleil hivernal, faisant écho à sa chaude lumière estivale et rappelant la gloire passée du peuple d’Isha. Les jeunes archers, recrutés depuis peu par le seigneur Aënaran, formaient une deuxième ligne. Ce dernier espérait qu’ils abattent le plus de guerriers possible avant que les premières lignes ne soient engagées en corps à corps. Positionnées entre les formations de lanciers, trois balistes à répétition devaient apporter leur précieux soutien aux archers, mais malgré leur puissance de feu Aënaran savait qu’elles seraient rapidement débordées étant donné la faible distance qui les séparait des serviteurs des dieux noirs. Sur le flanc un petit contingent de maîtres des épées se tenait là, prêts à en découdre avec leurs adversaires. Ils accompagnaient un mage de Hoeth. Celui-ci portait une fine robe blanche par-dessous un long manteau mêlant de vives couleurs vertes et blanches. Il portait à sa ceinture une lame finement ouvragée. Malgré ses légers vêtements, la chaleur d’Azuryan qui brûlait à l’intérieur de son esprit le rendait moins sensible au froid que ses compagnons. Lui aussi savait qu’il devrait jeter toutes ses forces dans la bataille s’il voulait revoir le soleil se lever une nouvelle fois.
Soudain, le son glauque d’une corne se mit à déchirer le lourd silence qui pesait sur le champ de bataille. Les nordiques, les guerriers et les terribles chevaliers du chaos se préparèrent à charger les lignes elfiques. Des cris gutturaux et caverneux résonnèrent à travers la passe enneigée. Assoiffés de sang et de carnage, les serviteurs des dieux noirs allaient enfin pouvoir libérer leurs instincts meurtriers sur les frêles lignes elfiques. Aënaran rejoignit les formations de lanciers. Même si son armée était prête à combattre jusqu’au bout, il savait que l’aide des heaumes d’argent et des maîtres des épées du capitaine Falanir leur était indispensable s’ils voulaient l’emporter.
D’un bref rugissement de son dragon le seigneur noir Maarghrôt donna l’assaut. Dans un grondement sourd les nordiques s’élancèrent sauvagement vers les elfes. Au même instant, le seigneur du chaos, qui gardait ses troupes d’élite en arrière, s’élança dans les airs sur le dos de son dragon. Aënaran se disait que cette créature ne serait pas aisée à clouer au sol, mais il comptait sur l’aide de Faëlinn, le mage qui l’avait accompagné dans cette marche, pour s’en occuper.
Pour répondre à la charge des hommes du nord les balistes à répétition ouvrirent le feu. Leurs projectiles argentés tracèrent vers les rangs ennemis et dans un impact prodigieux, fauchèrent ceux qui n’avaient pas eu le temps ni la place pour s’écarter. Les projectiles s’enfoncèrent dans les rangs comme s’ils avaient été faits de soie, laissant derrière eux un sillage sanglant.
Comme pour ajouter une note à ce chant macabre, les archers, sous l’ordre de Faëlinn, levèrent leurs instruments de mort et décochèrent une impressionnante volée de flèches en direction des assaillants. Ceux-ci levèrent leurs boucliers mais une fois que le rideau de mort s’abatti sur eux, un grand nombre fut percé par les flèches elfiques. Certains tombèrent lourdement au sol, faisant trébucher les guerriers qui se trouvaient derrière eux. D’autres, plus ou moins blessés, ralentirent le pas, mais la majorité continuèrent leur course effrénée vers les elfes. Les balistes à répétition, une fois réarmées, entonnèrent une nouvelle fois leur chant de mort. Leurs traits percutèrent à nouveau les rangs ennemis. Certains guerriers, qui regardaient encore en l’air après avoir survécus à la première salve des archers, furent transpercés de plein fouet. Un guerrier malchanceux fut emporté dans la course d’un des projectiles avant de venir s’écraser, avec ce dernier, sur un groupe de guerriers, éclaboussant les maraudeurs alentours d’un sang rouge vif.
-Feu à volonté ! Ordonna Faëlinn aux jeunes archers, voyant les nordiques se rapprocher dangereusement des lignes haut elfe. Ceux-ci décochèrent aussitôt, la nervosité pouvant se lire sur le visage de certains. Voyant ses ennemis tomber par centaines et tenir bon malgré ce déluge de mort, Aënaran se dit que seuls ces fous enragés étaient capables d’une telle discipline…ou d’une telle stupidité.
-C’est bien là la seule de leurs qualités, concéda-t-il.
Puis, au devant du dispositif elfique, il leva sa lame dans les airs et d’un seul mot, ordonna aux lanciers de se mettre en garde. Instantanément, un mur de lances et de boucliers se dressa aux avants des lignes azures. Les nordiques n’étaient plus qu’à quelques mètres des elfes et dans un concert de cris sauvages ils levèrent leurs armes, prêts à les abattre sur ces orgueilleuses créatures.
-Comment pouvaient-ils espérer les anéantir sans même engager de corps à corps ? pensa Maarghrôt.
Dans un fracas métallique les maraudeurs percutèrent les rangs haut elfe. Certains furent empalés sur les lances effilées, d’autres se jetaient sur le front de boucliers en frappant frénétiquement tout ce qui se trouvait à portée de leurs bras. La marée sombre s’enfonça dans les rangs des hauts elfes alors que les archers n’avaient quasiment plus aucune visibilité sur leurs ennemis. Aënaran para aisément l’assaut de son premier adversaire et le décapita d’un geste parfaitement coordonné. Il abatti ensuite sa lame sur le crâne du guerrier qui suivait et utilisa son corps pour se protéger d’une attaque venue sur la gauche. Faisant un pas rapide en avant il prit de vitesse l’homme qui se tenait en face de lui et plongea sa lame en plein cœur. Le barbare tomba net au sol. Il eut tout juste le temps d’apercevoir, du coin de l’œil, une hache s’abattre sur lui. Il leva instinctivement sa lame et para le coup. L’arme tomba lourdement sur la sienne et sans attendre, il donna un coup de pied dans le ventre du colosse. Celui-ci recula à peine mais cela donna le temps au seigneur elfe de porter un coup en plein sur sa poitrine. Le maraudeur tenta d’esquiver mais celle-ci s’enfonça dans ses côtes. Il poussa un cri de douleur et attrapa d’un geste vif le bras d’Aënaran. Surpris, celui-ci leva les yeux vers son ennemi et baissa rapidement la tête pour éviter de justesse d’être décapité. Il se saisit de la dague qu’il portait à sa ceinture et la planta dans le ventre de son assaillant. En sang, le guerrier lâcha son arme mais eu la force de se saisir de son cou afin de l’étrangler. Dans un nouvel effort, Aënaran qui commençait à manquer d’air, plongea sa lame plus profondément dans les côtes du guerrier, ce qui lui fit mettre un genou à terre sans toutefois le faire lâcher prise. Soudain un lancier vint plonger son arme dans son cou et mis, une bonne fois pour toute, le guerrier nordique à terre. Aënaran bascula en arrière et repris son souffle à travers une profonde inspiration.
Malgré la violence de la charge, les elfes semblaient, dans l’immédiat, tenir sous l’assaut des hommes du nord. Alors que les deux armées échangeaient coup pour coup, les guerriers et les chevaliers restés en arrière se mirent à leur tour à charger les positions elfiques, désormais sûrs de ne pas se faire toucher par les archers et les balistes à répétition. Le sol enneigé se mit à trembler sous les bottes et les lourds sabots ferrés, lorsqu’ils s’élancèrent. La situation n’allait pas tarder à s’empirer pour les fils d’Ulthuan.
Soudain, des cris de panique et de douleur s’élevèrent des rangs des archers. Le dragon noir était en train de cracher ses vapeurs toxiques et corrosives sur ces derniers et lorsque celui-ci fut suffisamment bas, Maarghrôt plongea sa lame afin d’en faucher plusieurs. Puis la créature saisit au passage un elfe avec son immense mâchoire, releva la tête et le jeta à moitié dévoré sur ces compagnons. Aënaran se retourna brusquement et fixa la créature avec effroi. Il s’était trop concentré sur la charge des guerriers et n’avait pas prêté attention à ce danger ! Celle-ci remonta dans les airs et se prépara à une autre attaque en piquet. Les jeunes archers citoyens commençaient à paniquer malgré les ordres de leurs officiers. C’est alors que le seigneur noir et sa monture se mirent en position. Le dragon replia ses ailes et se mit à fondre sur les azurs désorientés. Au moment où il ouvrit la gueule pour cracher son souffle de mort, il se pencha brusquement sur le côté et dévia de sa trajectoire, une boule de feu dans son sillage. Le mage se tenait au milieu des maîtres des épées, la main tendue vers le ciel.
-Ce magicien de pacotille espère se mettre en travers de ma route ! Se dit Maarghrôt l’air surpris mais néanmoins amusé par la démonstration de force d’un adversaire enfin à sa taille.
Pour Faëlinn ceci était tout sauf une démonstration de force. Quand Maarghrôt reparti à la charge, il se mit à réciter une incantation que seuls ses semblables de Hoeth pouvaient comprendre, tout en traçant dans l’air des symboles ésotériques. Lorsque le dragon noir cracha à nouveau ses vapeurs mortelles, la réalité se déforma pour former une barrière bleutée étincelante qui protégea les archers. Ceux-ci levèrent les yeux vers le ciel et, rassurés par les pouvoirs du mage, reprirent confiance. Maarghrôt comprit qu’il devait s’occuper de ce mage s’il voulait anéantir les elfes. Ce dernier ordonna aux archers d’ouvrir le feu sur le seigneur et sa monture. Tous braquèrent aussitôt leurs arcs dans sa direction, désireux de lui faire payer la mort atroce de leurs camarades. Mais Faëlinn se disait qu’il ne pourrait pas éternellement protéger ses compagnons et qu’il devrait faire face en personne au seigneur noir.
Aux avants des lignes haut elfe les guerriers et les chevaliers entrèrent en contact avec leurs ennemis. Ils heurtèrent les elfes de plein de fouet ainsi que quelques nordiques, plongeant furieusement dans la masse, au cœur de la mêlée. Nombre d’elfes furent transpercés par les lames des sombres chevaliers et écrasés sous les sabots des destriers chaotiques. Les guerriers, emportés dans leur élan, se jetèrent violemment sur les elfes qui commençaient à être débordés, et qui reculèrent face à la férocité de leurs ennemis. Aënaran frappait de taille et d’estoc et lorsqu’il abattait un nordique ou un guerrier, deux venaient prendre sa place. Soudain il para l’attaque d’un chevalier qui le chargeait, tourna sur lui-même et rabaissa sa lame sur ce dernier. Déséquilibré, il tomba de sa monture et Aënaran se jeta sur lui pour l’achever au sol. C’est alors que, sous l’ordre de Faëlinn, les maîtres des épées engagèrent enfin les guerriers de Maarghrôt. Se moquant du nombre de leurs ennemis ils entrèrent à leur tour dans ce bal de mort, et distribuèrent celle-ci à tous ceux qui étaient à portée de leurs lames. Leur légendaire habileté permit aux elfes de freiner la charge brutale des guerriers, qui venaient de trouver des adversaires à leur hauteur. Les lames de Hoeth croisaient avec les haches et les épées des serviteurs des dieux noirs dans un grand fracas. Nombreuses furent les têtes de ces derniers à finir au sol, séparées du reste de leur corps.
Après plusieurs attaques répétées sur le mage, Maarghrôt vit une occasion de tuer ce dernier, maintenant que sa garde n’était plus avec lui. Les flèches des archers restaient impuissantes face à la solide peau écailleuse du dragon.
Les lanciers, épaulés par les maîtres des épées, continuaient de faire face tant bien que mal à la horde noire. Le mur qu’ils avaient formé s’était complètement disloqué et Aënaran, bien que fatigué, continuait d’exercer tout son talent pour repousser furieusement nordiques, guerriers et chevaliers. C’est alors que le dragon se mit en position pour lancer une nouvelle attaque sur Faëlinn. Ce dernier se dit que lancer un nouveau sort de protection sur lui-même ne servirait plus à grand-chose dans ce défi, seulement à repousser l’inévitable s’il continuait ainsi. Il devait contre attaquer ! Il joignit ses deux mains et se concentra en fermant les yeux. De leur côté, cavalier et monture plongèrent sur le mage à une vitesse incroyable. Soudain, Faëlinn leva la tête et ouvrit les yeux. Ceux-ci brûlaient d’une intense chaleur, sa prunelle n’étant plus qu’une braise chauffée à blanc. Il tendit brusquement ses mains en direction du dragon noir. Une aura incandescente l’entourait et se transforma brièvement en un majestueux phénix nimbé de flammes, avant de se concentrer dans ses mains. D’un cri amplifié par les vents de magie, il projeta une immense langue de feu qui traça tout droit vers Maarghrôt et sa monture. Ces deux derniers transpercèrent, non sans dommages, le mur de feu qui venait de les entourer, et Maarghrôt leva sa lame pour frapper le mage elfe. Celui-ci brandit aussitôt son épée. Le choc avec la lame et la monture du seigneur noir fut tellement violent que Faëlinn fut projeté une dizaine de mètres en arrière. A moitié inconscient il retomba lourdement sur le sol et roula sur quelques mètres. Sa vision se brouilla, et instantanément après il plongea dans les ténèbres.

***



La fin arrive prochainement (en espérant que ça vous aura plu)
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Ul'thu'anshort
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MessageSujet: Re: La dernière retraite d'Aënaran   Mar 10 Avr 2007 - 12:44

Citation :
en espérant que ça vous aura plu

Alors y a même pas besoin de poser la question.

Encooore.
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MessageSujet: Re: La dernière retraite d'Aënaran   Mer 30 Mai 2007 - 1:49

study vraiment super fun comme histoire...et la suite et ben alors?
on attend bounce on attend bounce on attend bounce

mais dis moi pourquoi un puissant seigneur elfe noir raconterai le dernier chant de son ennemi naturel avec autant de beauté pour décrire ses derniers exploits et sa lutte si magnifique?

mais encore bravo

on attend bounce on attend bounce on attend bounce
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Filraen d'Har Ganeth
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MessageSujet: Re: La dernière retraite d'Aënaran   Lun 4 Juin 2007 - 12:41

Salut à tous. Désolé d'avoir mis autant de temps pour poster la fin mais en ce moment j'avais pas beaucoup de temps devant moi et puis j'ai eu du mal à finir ce récit. M'enfin bon voilà enfin la bête (je mets plusieurs posts pour plus de clarté).

***


Les coursiers avançaient au galop. Leurs sabots battaient le sol froid et enneigé. Leurs museaux rejetaient des vapeurs glacées sous leur souffle puissant. Une bannière blanche ornée de deux runes bleutées et brodées de fils dorés sur ses extrémités, claquait au vent, emportée à toute allure par son porteur. Un grand nombre de cavaliers aux armures bleues et argent traçaient à vive allure dans la neige. Au devant de la longue formation le capitaine Falanir menait ses heaumes d’argent à travers une gorge bordée de hautes falaises escarpées. Il était tendu et inquiet. Ces deux derniers jours avaient été pour lui une éternité, depuis qu’Eliandir et ses patrouilleurs étaient venus quérir son aide.
Falanir avait été promu capitaine le jour de son deux centième anniversaire. Sous les ordres d’un commandeur, il avait été affecté dans cette région relativement calme depuis une dizaine d’année. Ce dernier lui avait souvent confié des missions de patrouille, d’escorte ou encore de soutien à des contingents venus des terres lointaines de la Bretonnie et de l’Empire. Il avait toujours pris son devoir à cœur et aider des humains venus de loin était pour lui une grande fierté mais aussi un devoir que tout elfe se devait de respecter. Mais aujourd’hui il ne s’agissait pas d’armée bretonniene ou d’homes venus de l’Empire. Aujourd’hui le sang de nombre de ses frères d’armes avait coulé. Des fils d’Ulthuan étaient en train de tomber et étaient peut être même déjà mort. Cela faisait deux jours que les elliryens l’avaient averti et ces deux jours lui avaient paru aussi longs qu’une éternité. Deux jours que lui et ses soldats étaient partis de la forteresse et qu’ils espéraient arriver à temps. A présent ils ne devraient plus être loin. Eliandir leur avait parlé d’une plaine qui débouchant sur une passe qu’Aënaran avait choisit pour faire face à la horde chaotique.
Soudain Falanir distingua une large ouverture de la gorge droit devant eux. Celle-ci débouchait sur une grande plaine légèrement pentue et entièrement recouverte de neige. Une fois la sortie de la gorge atteinte, il donna instantanément l’ordre à ses heaumes d’argent de s’arrêter. Son visage se figea dans une expression d’effroi. La colonne de cavaliers s’arrêta net à l’entrée de la plaine. C’est alors que, dans un silence de mort, tous observèrent pendant un moment le spectacle macabre qui se jouait devant eux. Une vaste étendue de corps, de chevaux morts et de bannières déchirées se trouvait là, au dessus d’une mer de neige rougie par le sang des combattants tombés sur le champs de bataille. Hommes du nord, azurs, guerriers, tous jonchaient le sol. Falanir ne croyait pas ce qu’il était en train de voir. Seraient ils arrivés trop tard ? Aurait il, pour la première fois, manqué à son devoir ?
Il fut tiré hors de ses pensées par une vois qui venait de la gorge. Tous se retournèrent et virent Finwaë, la grande lame, à la tête de ses maîtres des épées qui accouraient vers eux. Falanir et ses heaumes d’argent les avaient distancé en accélérant le pas de leurs montures à l’entrée de la gorge afin d’arriver au plus vite pour aider Aënaran. Essoufflés, ils arrivèrent à l’arrière de la colonne de heaumes d’argent. Falanir alla à leur rencontre et s’arrêta devant Finwaë. La grande lame, qui reprenait son souffle, vit le visage abattu du capitaine. Il comprit tout de suite que quelque chose n’allait pas.
-Capitaine ?...Que se passe-t-il ?...
Falanir s’attarda légèrement avant de répondre, son regard vide se détachant peu à peu du sien.
-Je crois que…nous arrivons trop tard…
-Mais que se passe-t-il ? Où sont le seigneur Aënaran et sa troupe ? demanda nerveusement Finwaë qui refusait de croire les craintes qu’il avait toujours eu et qui, malheureusement, étaient en train de se confirmer. Falanir et les heaumes d’argent s’écartèrent lentement et laissèrent les maîtres des épées découvrir avec effroi le triste spectacle dont ils venaient d’être les témoins. Avançant vers la plaine, les maîtres des épées fixèrent la vaste étendue qui avait servie de champs de bataille. Leurs cœurs s’emplirent alors de tristesse, de regrets et pour certains d’incompréhension.
-Ce n’est pas possible…Comment…Nous n’avons mis que deux jours pour arriver jusqu’ici ! dit Finwaë, désorienté parce qu’il voyait.
-Il faut croire que cela n’a pas suffit dit Falanir d’un ton abattu.
Sous ses ordres, les heaumes d’argent commencèrent à se diriger vers les corps sans vie qui jonchaient le sol. Le visage de Finwaë laissait peu à peu place à une expression de colère, et des larmes commençaient doucement à couler sur ses joues.
-Nous avons fait tout notre possible Finwaë, et si cela peut apaiser votre tristesse et votre colère, je vous promets que nous poursuivrons sans relâche ceux qui ont fait cela, et nous leur feront payer.
Finwaë ne dit pas un mot, fixant obstinément la plaine avec amertume. Falanir se retourna et suivit les heaumes d’argent. Tous descendirent la petite pente et allèrent reconnaître les corps. Les maîtres des épées marchaient parmi les cadavres, regardant à droite et à gauche les corps de leurs frères d’arme. L’odeur des corps emplissait peu à peu leurs narines et chaque elfe pouvait imaginer la violence des combats qui avaient eu lieu. Beaucoup d’elfes reposaient ici, quelques maîtres des épées, des lanciers et des archers…trop au goût de Falanir. Mais pour chaque corps d’elfe, deux ou trois de guerriers ou de maraudeurs pouvaient être comptés par les azurs. Trois balistes à répétition, à moitié détruites, se trouvaient au milieu de ce champ macabre.
Au bout d’un moment Falanir arrêta sa monture. Lassé, il mit pied à terre et regarda tout autour de lui. Ce tombeau à ciel ouvert était en train d’anéantir les espoirs qu’il avait gardé avec ardeur depuis deux jours. Lentement, il tomba à genoux, puis plongea la tête dans ses mains. Le métal froid de ses gantelets saisit son visage tel un voile de désespoir recouvrant son esprit. Puis il releva lentement la tête.
-Comment avons-nous pu échouer ?...Comment avons-nous pu les abandonner ici ?... A son tour il fut envahit par la colère et le remord.
-Pourquoi ne sommes nous pas arrivés plus tôt ! Maudis soient ils ! Nous allons les retrouver et les faire payer ! Enfants bâtards du chaos ! De toutes ses forces il poussa un long cri chargé d’amertume et de colère qui troubla le lourd silence qui pesait sur la plaine. Les elfes alentours tournèrent les yeux vers lui. Puis, dépités, ils baissèrent leurs regards.
La plaine restituait aux elfes les vestiges du carnage qui avait eu lieu. Une légère brise souffla au dessus des corps, dissipant un moment le silence qui venait de s’établir. Soudain, un heaume d’argent qui se situait à l’autre bout du champ funèbre interpella le capitaine. Celui-ci tourna vivement le regard vers le cavalier. Ce dernier, à pied, agitait les bras et appelait ses compagnons pour qu’ils viennent le rejoindre. Falanir et les elfes qui étaient les plus prés accoururent vers lui, enjambant à toute vitesse les corps qui jonchaient le sol.
-Que se passe-t-il ? demanda vivement Falanir.
-Regardez capitaine ! Le heaume d’argent montra du doigt le sol qui s’éloignait de la plaine. La neige était complètement dispersée mais aucun corps ne se trouvait là. Quelques mottes de terre apparaissaient même ça et là, et des flèches plantées dans le sol semblaient s’éloigner en direction de la passe. Falanir et les elfes qui étaient à ses côtés suivirent les traces. Ils pouvaient distinguer des marques de sabots à certains endroits qui s’éloignaient toujours plus de la plaine, et la neige était toujours autant dispersée. Falanir se tourna vers ses compagnons et ordonna un rassemblement général.
-Que tout le monde se rassemble. Nous allons suivre ces traces et voir jusqu’où elles nous mènent. Que tous les heaumes d’argent se remettent en selle. Vite ! Trois heaumes d’argent retournèrent vers le reste de la troupe. Fiwaë aperçu les cavaliers revenir vers eux et son visage, encore marqué par la colère, laissa place à une expression d’étonnement lorsqu’il vit les azurs s’activer sous les paroles de ces derniers. Il fut aussitôt interpellé par un maître des épées qui se dirigeait vers lui.
-Sergent ! Sergent ! Ils ont trouvé des traces qui s’éloignent des corps. Il faut rejoindre le capitaine.
-Des traces ? Comment cela ? demanda Finwaë d’un air suspicieux.
-Le capitaine Falanir veut que nous les suivions. Peut être y a-t-il autre chose que nous n’avons pas découvert. Sous ces mots la grande lame descendit la petite pente. Lui et les maîtres des épées rejoignirent Falanir. Ce dernier monta sur le dos de son coursier et se tourna vers ses compagnons. Heaumes d’argent et maîtres des épées étaient en train de se regrouper devant lui tandis que Finwaë courait pour les rejoindre. Celui-ci observait les traces qui s’éloignaient de la plaine. En les voyant il se dit que tout n’était peut être pas perdu. Il fronça les sourcils et jura devant Azuryan qu’il ferait tout ce qui était en son pouvoir s’il lui restait la moindre chance de sauver ses compagnons.
Il arriva à hauteur de la troupe et se dirigea devant Falanir.
-Suivons ces traces et espérons qu’elles nous accordent une découverte moins macabre que celle que nous venons de faire lui dit ce dernier. La grande lame hocha la tête et le capitaine donna l’ordre d’avancer. Tous les elfes se mirent en mouvement et suivirent les traces à allure forcée. Ils quittèrent la plaine et s’engagèrent progressivement dans la longue passe qui leur faisait face. Les heaumes d’argent qui se trouvaient aux avants de la formation étaient suivis par Finwaë et sa troupe qui avançait au pas de course. Ces derniers ne comptaient plus le nombre de lieues qu’ils avaient parcouru depuis leur départ. A présent une seule chose comptait pour eux : retrouver ceux qu’ils étaient partis chercher, et ce à n’importe quel prix. Falanir et ses cavaliers avaient à présent le même état d’esprit et leur détermination grandissait au fur et à mesure qu’ils progressaient, au fur et à mesure que les signes de l’éventuelle survie de leurs compagnons se faisaient de plus en plus présent. La longue ligne progressa un moment à travers le paysage blafard qui les entourait. Soudain Falanir aperçu une forme immobile dans la neige. Il fit signe aux elfes de ralentir, puis donna tout de suite l’ordre de s’arrêter. A son tour Finwaë transmit l’ordre à ses troupes, sa voix résonnant dans la passe. Falanir restait prudent, de crainte d’une embuscade. Lui et les siens devaient rester sur leurs gardes. Il avança lentement vers ce qu’il avait vu. Il essaya de distinguer la forme qui se trouvait au sol, tout en faisant avancer son coursier. Tout d’un coup, un oiseau s’envola brusquement depuis le sol, surprenant Falanir et sa monture, qui recula de quelques pas. Il souffla puis tourna à nouveau son regard vers ce qu’il avait vu. Il distingua alors le corps d’un elfe entaillé à plusieurs endroits. Il portait également une large blessure sur le dos, son armure complètement fendue. Il fit signe à ses compagnons de le rejoindre et garda les yeux fixés sur le corps de l’elfe. Les azurs s’approchèrent et certains virent le malheureux elfe qui gisait au sol.
-Ne nous attardons pas, il faut continuer. Nous aurons tout le temps pour prier pour leurs âmes, capitaine. dit Finwaë, le regard chargé de ressentiment.
Falanir leva la tête et fit signe d’avancer. La colonne se remit en marche et son allure fut encore plus soutenue. Ils parcoururent quelques centaines de mètres et aperçurent alors d’autres cadavres. Des guerriers, des elfes et des nordiques. Les corps étaient éparpillés et quelques flèches se trouvaient là au milieu de ces derniers. La colonne progressa au milieu de ce nouveau champ funèbre. C’est alors que les coursiers montrèrent des signes de nervosité. Certains d’entre eux commençaient à s’énerver et à reculer devant ce sinistre décor. Le lien qui les unissait à leurs cavaliers permit à ces derniers de diminuer cette nervosité. Après quelques mètres de parcourus la plupart commencèrent à sentir le sol vibrer légèrement sous leurs pieds. La nervosité des coursiers croissait à mesure qu’ils avançaient. Tous ces corps éparpillés sur une longue distance laissait Falanir penser que les combats s’étaient sûrement poursuivis au-delà de la plaine. Les légères vibrations qu’ils avaient senties s’arrêtèrent progressivement et laissèrent place à un grondement lointain au fur et à mesure qu’ils avançaient. Falanir qui fixait son attention sur ce grondement commença à se poser des questions. Plus il avançait plus il s’impatientait et plus il souhaitait sortir de ce cauchemar qui n’en finissait pas.
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MessageSujet: Re: La dernière retraite d'Aënaran   Lun 4 Juin 2007 - 12:51

Lui et son contingent accélérèrent le pas. Ce grondement se faisait de plus en plus présent. Soudain ils aperçurent à quelques centaines de mètres devant eux un vaste croisement qui donnait naissance à trois branches. C’est à l’entrée de l’une de ces branches qu’ils virent quelques corps percés de flèches, les mêmes qu’ils avaient trouvé jusqu’à présent : des flèches elfiques, caractéristiques de celles employées par les jeunes archers du seigneur Aënaran.
Le petit ost arriva précipitamment au niveau du croisement et tous ne purent croire à ce qu’ils virent. La horde de Maarghrôt, bien que grandement diminuée, était en train de submerger les dernières forces du seigneur Aënaran. Non loin de l’immense cadavre d’un dragon carbonisé, les hauts elfes avaient formé un dernier carré. Celui-ci était formé par les lanciers. Les derniers archers encore en vie, qui formaient une deuxième ligne, tiraient leurs traits par-dessus leurs camarades. Aënaran se trouvait au centre du carré formé par ses troupes. Il n’avait plus de casque, son armure rougie par son sang et celui de ses ennemis était fracassée et portait une multitude d’entailles. Son bras gauche portait une large blessure, le canon d’avant bras était fracturé et couvert de son sang. Il criait ses ordres et ses encouragements à ses soldats citoyens. Finwaë aperçu également le mage Faëlin aux côtés d’Aënaran. Il était à terre et ne bougeait pas, la neige alentour était rougie par du sang. Sûrement le sien. Cette vision fut la dernière que Finwaë put supporter. Il brandit aussitôt sa lame et, sans détourner le regard du corps à corps, cria à ses maîtres des épées :
-Messieurs ! Préparez vous à charger dans cette masse immonde et à montrer à ces créatures ce qu’est réellement la haine ! Comme un seul elfe tous les maîtres des épées sortirent leurs lames de leurs fourreaux et s’apprêtèrent à lancer l’assaut. Falanir se tourna vers la grande lame et lui dit d’un ton hâtif :
-N’oubliez pas que nous chargeons ensemble. Jetons nous sur leurs lignes et formons le plus vite possible un mur autour des troupes du seigneur Aënaran afin de les protéger. Il se tourna vers la bataille et lui dit :
-Je crois que je vais m’acquitter de la promesse que je vous ai faite plus tôt que je ne le pensais. Son visage trahissait une certaine anxiété. Il brandit à son tour son épée dans les airs et donna ses derniers ordres.
-Azurs ! Tous les chemins que nous avons parcourus ces derniers jours nous ont conduit en ce lieu précis, et le sort nous donne à présent l’occasion d’accomplir notre devoir envers nos frères. Messieurs, des fils d’Ulthuan sont en train de donner leurs vies et nous devons leur éviter ce sacrifice ! Les heaumes d’argent et les maîtres des épées formaient une ligne compacte et désordonnée. Sous les mots de leur général, les premiers brandirent leurs longues lances à la pointe effilée, les deuxièmes levèrent leurs puissantes lames de Hoeth, et tous, pour une fois, étaient avides de faire couler le sang.
-En avant !
Une clameur monta des rangs hauts elfes et tous s’élancèrent vivement à l’assaut des troupes chaotiques. Heaumes d’argent et maîtres des épées se précipitèrent, avides de faire payer à ces créatures la mort de tant de leurs frères. Falanir et Finwaë étaient en tête de la formation désordonnée, mais ce dernier fut vite dépassé par les heaume d’argent. Les combattants de Maarghrôt qui n’étaient pas en contact avec les elfes d’Aënaran se retournèrent et réalisèrent à peine ce qui leur arrivait. Ils commencèrent à former une ligne pour faire face à cette vague bleue et argent. Aënaran qui était en train d’encourager ses guerriers à se battre jusqu’au bout aperçu l’ost du capitaine Falanir fondre sur ses ennemis. L’air ébahit, il n’en crut pas ses yeux.
-Ils…Falanir…Ils sont là…Ils nous ont retrouvé. Tout n’est pas perdu. Il s’adressa alors à ses combattants avec une énergie renouvelée.
-Courage ! Tenez bon ! Le capitaine Falanir et son ost sont là ! Tenez bon, nous allons renvoyer ces créatures dans les abîmes ! Ses guerriers se battaient avec toute la force qui leur restait, et les mots que leur seigneur leur adressait leur redonnait l’espoir qu’ils avaient perdu depuis un moment. Mais devant la menace que Falanir représentait, les serviteurs des dieux noirs redoublaient d’effort. Les guerriers en armure frappaient toujours plus fort, avides d’en finir une bonne fois pour toutes face à ces pathétiques marionnettes. Certains lanciers furent transpercés plusieurs fois par les haches des guerriers avant d’être jetés au sol puis achevés avec une violence inouïe. Les troupes de Falanir n’étaient plus qu’à quelques mètres de la ligne formée par les guerriers et les maraudeurs. Les heaumes d’argent abaissèrent leurs lances et accélérèrent le pas de leurs montures. A ce moment des chevaliers du chaos surgirent de l’arrière de la ligne et chargèrent les heaumes d’argent. Falanir fronça les sourcils et serra les dents. Face à face, les deux cavaleries se percutèrent dans un grand fracas. Falanir para la lame de son premier adversaire et fit un moulinet avec la sienne qui déséquilibra le chevalier. Ce dernier fut ensuite violemment fauché par le heaume d’argent situé à l’arrière. La précision des lances hauts elfes était confrontée à la force des épées des chevaliers. Nombre de ces derniers furent transpercés par les lances effilées. Un chevalier fut frappé en pleine tête puis, sous la force de l’impacte, il fut projeté en arrière et retomba lourdement sur le sol en faisant trébucher le destrier qui arrivait derrière. La lance d’un heaume d’argent se brisa lorsqu’elle rencontra le bouclier d’un chevalier et ce dernier abaissa sa lame sur le malheureux, le jetant à bas de sa monture. Grâce à leur surnombre et à leur adresse les heaumes d’argent traversèrent les chevaliers sans subir trop de dommages et rencontrèrent de plein fouet les guerriers et les maraudeurs situés derrière. Quant aux chevaliers qui avaient survécu, ils tombèrent directement sur Finwaë et ses maîtres des épées. Les nordiques et les guerriers furent fauchés par les heaumes d’argent. Les lances de cavaleries transpercèrent indifféremment boucliers, armures et chairs. Certains empalèrent plusieurs nordiques sur leurs lances tandis que Falanir distribuait la mort à tous ceux qui se trouvaient sur sa trajectoire.
Chargés de colère et de vengeance, les maîtres des épées libérèrent leur fureur sur les chevaliers. L’un d’eux se baissa pour éviter la lame d’un chevalier et frappa le destrier qui trébucha et vint s’écraser sur le sol enneigé. L’elfe se releva et couru vers le chevalier, qu’il acheva d’un grand coup à la tête. Certains guerriers de la tour blanche ne purent éviter les lames maléfiques et furent impitoyablement jetés au sol, leur sang chaud éclaboussant la neige froide et immaculée. Les chevaliers avaient trouvé des adversaires à leur hauteur et ces derniers faisaient pleuvoir les coups sur les armures des cavaliers. Nombres d’entre elles furent transpercées et certains cavaliers tombés au sol furent promptement décapités. Les disciples de la tour blanche vinrent assez rapidement à bout de leurs adversaires et poursuivirent leur charge furieuse sur les maraudeurs et les guerriers à pied. Ces derniers étaient aux prises avec les heaumes d’argent et commençaient à reculer devant les nobles d’Ulthuan. Les maîtres des épées se jetèrent sur les guerriers damnés. Certains décapitèrent net leurs adversaires, d’autres jetèrent des maraudeurs à terre avant de les achever à même le sol. Finwaë abaissa sa lame sur un guerrier, celui-ci para le coup de sa main gauche et en porta un autre avec la hache qu’il maniait dans l’autre main. Finwaë, qui avait l’habitude de ce genre d’attaques, effectua immédiatement un demi cercle avec son épée et vint bloquer la hache avant de remonter son arme qui transperça l’armure du guerrier et sectionna sa poitrine. La grande lame l’acheva par un coup porté à la gorge. Aussitôt après un autre guerrier se jeta sur lui et tenta d’enfoncer ses deux épées dans le ventre. Il recula d’un pas, para le coup et tourna sur lui-même. De nouveau face à son adversaire il termina son mouvement en abattant son arme sur son assaillant. Ce dernier bloqua la lame de l’elfe avec les siennes et lui donna un violent coup de pied au ventre. Déséquilibré, Finwaë tituba en arrière et son ennemi se jeta sur lui, toutes lames en avant. Avant que les deux guerriers ne réalisent ce qui se passait, un maître des épées para les lames du guerrier et un deuxième le décapita d’un vif revers. Finwaë regarda un court instant ses deux frères d’armes, les remerciant d’un simple regard. La supériorité numérique était leur aujourd’hui et Finwaë put en apprécier certains des avantages. Brusquement un nordique enfonça sa hache dans le casque d’un des deux maîtres des épées, provoquant un bruit répugnant. Alors que le corps sans vie du malheureux tombait au sol, Finwaë et le deuxième maître des épées se jetèrent sur le maraudeur, qui bloqua l’attaque du premier mais ne put empêcher celle du deuxième d’arriver dans son crâne.
La charge du capitaine Falanir et de ses compagnons avait porté ses fruits et une partie des guerriers de Maarghrôt se retrouvèrent pris en étaux entre les troupes d’Aënaran et celle de Falanir. Il ne fallut pas beaucoup de temps pour que ce côté du carré, formé par les soldats d’Aënaran, soit libéré par les elfes. Dans un mouvement continu le petit ost de Falanir se sépara ensuite en deux pour charger les chaotiques qui se trouvaient sur les côtés du carré. Surpris par cette manœuvre et devant combattre sur deux fronts, les guerriers et les nordiques reculèrent peu à peu face à la contre attaque des elfes. Le capitaine Falanir rejoignit Aënaran au centre de sa formation.
-Seigneur Aënaran, enfin ! Comment vous sentez vous ? Etes vous en état de vous battre ?
-Je tiendrai sur mes deux jambes tant que ces suppôts ne giseront pas tous au sol. répondit Aënaran épuisé.
Falanir jeta un œil sur le mage qui était au sol.
-Le mage Faëlinn…est il… Aënaran le regarda avec un air préoccupé. Puis il tourna son regard devant lui et lui dit :
-Il nous reste encore une difficulté à surmonter.
Falanir, un peu surpris par cette réflexion à laquelle il ne s’attendait pas, réagit.
-Comment cela ? demanda-t-il. Aënaran pointât son doigt droit devant. Falanir regarda dans la direction et aperçut le seigneur noir Maarghrôt en personne, combattant à pied au milieu de ses guerriers et massacrant les elfes alentours.
-Même s’il n’a plus de dragon, Faëlin soit bénit, il reste un sérieux adversaire.
-Je vais m’en occuper. dit Falanir en regardant Aënaran. Il avait compris que la victoire passait par la mort de ce seigneur du chaos et était prêt à l’affronter.
Les efforts des hauts elfes se montraient payants et petit à petit ils forcèrent les hommes de Maarghrôt à se reformer en une ligne et libérèrent les côtés du carré. Maintenant parfaitement face à face, les deux camps échangeaient coup pour coup dans un bruit assourdissant mêlant le choc des lames sur les boucliers et les cris des mourants.
Falanir rassembla plusieurs de ses heaumes d’argent sous sa bannière et ordonna une nouvelle charge sur les lignes du chaos.
-Je sais que la plupart d’entre vous commence à fatiguer, mais nous allons charger au cœur de la mêlée. Ouvrez moi un passage vers leur général que je puisse l’affronter. Concentrez ensuite vos efforts sur les combattants déjà engagés en corps à corps. Il faut faire jouer notre supériorité numérique ou celle-ci s’effacera rapidement devant leur fureur. Une clameur monta des heaumes d’argent en signe de consentement. Les lanciers et les archers étaient épuisés mais continuaient le combat. Finwaë et ses combattants leur avaient apporté un précieux soutien qui leur permettait encore et toujours de tenir.
Falanir et ses cavaliers s’élancèrent droit sur la ligne de bataille. Malgré la fatigue, les coursiers avancèrent à grande vitesse et les elfes qui se trouvaient sur leur passage s’écartèrent rapidement. Les derniers elfes en contact avec l’ennemi s’écartèrent aussi vite qu’ils le purent et les cavaliers entrèrent dans la masse, le fracas de la charge s’ajoutant à celui des combats alentours. La formation s’enfonça dans les rangs du chaos, rappelant les traits des balistes à répétition. Les hommes de Maarghrôt furent empalés, jetés à terre et piétinés par les coursiers. Mais les elfes perdirent rapidement leur élan et furent bientôt ralentis. Les heaumes d’argent se dirigèrent tant bien que mal vers Maarghrôt , s’assurant que leur capitaine ne soit pas blessé.
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MessageSujet: Re: La dernière retraite d'Aënaran   Lun 4 Juin 2007 - 13:03

Le seigneur du chaos comprit rapidement ce que l’elfe voulait et se tourna aussitôt vers ce dernier. Un sourire se dessina sur le coin de son visage et il brandit sa lame en direction du capitaine. Voyant que le défi était relevé Falanir accéléra comme il le put le pas de sa monture et le seigneur du chaos se précipita également sur son ennemi. Les deux combattants se frayèrent un chemin à travers la mêlée, bousculant les guerriers alentours et entrèrent bientôt en contact. Falanir abaissa alors vigoureusement sa lame et Maarghrôt bloqua le coup avant de rabattre sa sinistre épée sur les jambes du cavalier. Ce dernier eut à peine le temps de décrire un arc de cercle avec son arme pour parer le coup in extremis. Cependant sous la force de l’attaque, les deux lames vinrent frapper violemment la jambière du cavalier qui perdit l’équilibre alors qu’une intense douleur le lança dans la jambe. Freinant son coursier et se retournant pour faire face à son adversaire, Falanir serra les dents sous la douleur qu’il ressentait et chargea à nouveau le seigneur noir. Il porta cette fois ci une attaque de biais que Maarghrôt para aisément, mais avant que le cavalier ne soit derrière lui la lame de ce dernier décrivit un autre arc de cercle pour venir dans son dos. Maarghrôt se retourna précipitamment en positionnant sa lame à l’horizontal. Le chaotique recula sous la force de l’impact et commençait à être agacé. Falanir se retourna à nouveau et lança un nouvel assaut. Maarghrôt se mit alors à courir droit sur son adversaire. Ce dernier porta un coup ascendant mais Maarghrôt se jeta sur la gauche du cavalier en frappant son coursier. Celui-ci chuta violemment au sol et Falanir tomba lourdement avant de rouler sur quelques mètres. Tenant son arme à deux mains le seigneur du chaos se jeta sur Falanir. Ce dernier, à peine remis, roula sur le côté pour éviter une fin tragique. Maarghrôt assena un deuxième coup qui, difficilement bloqué par le capitaine haut elfe, s’enfonça dans l’armure de ce dernier. Du sang éclaboussa la lame du seigneur noir et arracha à l’elfe un cri de douleur qui se transforma vite en un cri de colère. Instantanément après il frappa Maarghrôt au niveau des côtes. Celui-ci recula, emportant avec lui son épée rougie par le sang. Le capitaine se releva, fatigué et tenant son épaule gauche de laquelle un sang clair s’écoulait. Maarghrôt eut un rire discret et se mit en garde.
-Je vais t’envoyer là où tu auras tout le temps de regretter de m’avoir affronté. Ton arrivée n’aura pas suffit à sauver tes compagnons. Mes dieux seront satisfaits du sacrifice de deux princes elfes ! dit il d’une voix rauque. Falanir le fixa d’un regard perçant avant de froncer les sourcils.
-Saches que je ne suis pas un prince. Et tes dieux t’ont abandonné dés le jour où tu as attaqué mes frères, alors que le mien n’a jamais cessé de veiller sur moi.
Le seigneur noir s’élança et brandit son épée. Falanir rassembla une nouvelle fois ses forces et couru à sa rencontre. Il porta un coup descendant que Maarghrôt para. Dans le même temps ce dernier s’avança et mit un coup violent sur l’épaule blessée de l’elfe avec son casque. Un nouveau cri de douleur lui fut arraché. Pris de colère l’elfe plongea cette fois ci sa lame dans les côtes de son ennemi. Celle-ci s’enfonça dans l’armure sans toutefois le blesser. Il donna aussitôt un coup de pied dans son ventre tout en retirant sa lame et la plongea droit sur son plastron. Le seigneur para l’attaque en enroulant son épée à la verticale. Falanir fut dévié de sa course mais dans un mouvement continu fit demi tour en se baissant. Son bras tendu, dont la main tenait fermement le manche de son arme, se rabattit sur le plastron du chaotique à toute vitesse. Ce dernier, prêt à asséner un coup plongeant à l’elfe, senti soudainement une douleur venir de son ventre. Baissant la tête il vit son propre sang s’écouler sur ses jambières, le tranchant de la lame de l’elfe enfoncé dans son armure. Il donna un violent coup à la tête de Falanir avec la garde de son épée et retira d’un coup sec celle de l’elfe. Ce dernier, épuisé et en sang, cherchait désespérément un moyen de renverser la tendance. Maarghrôt, dont le désir de tuer était plus grand que la douleur qu’il ressentait, savait que l’elfe était enfin à lui. Il saisit son arme à deux mains et fixa Falanir d’un ultime regard empli de férocité. Il leva sa lame mais fut soudainement transpercé par une longue épée runique. Son sang se mit à couler de nouveau puis, sous la douleur, il lâcha son arme. Aënaran se tenait derrière lui, les deux mains tenant fermement le manche de sa lame.
-Je t’avais bien dit que tôt ou tard tu paierais la mort de mes frères. Lui dit il sur un ton venimeux. Le seigneur du chaos s’écroula sur le sol. Sa vue se brouilla petit à petit avant qu’il ne puisse plus percevoir la blancheur de la neige. Abasourdi, Falanir fixa Aënaran avec de grands yeux. Celui-ci soufflait difficilement et fixait le corps de Maarghrôt avec un regard empli de colère, avant de laisser place à une timide et brève expression de satisfaction. Les quelques maîtres des épées qui se tenaient autour de lui veillaient à ce qu’aucun homme ne s’en approche. Ils lui avaient permis de se frayer un chemin jusqu’à Falanir et celui-ci remercia sur le coup les dieux pour cette initiative que le seigneur Aënaran avait su prendre. Tout autour d’eux chaque guerrier ou maraudeur était aux prises avec au moins deux elfes. Ils reculaient petit à petit face à ces derniers et la mort de leur général avait fini par entamer leur moral. Après un bref moment de résistance ceux qui avaient survécu finirent par prendre la fuite. La grande majorité fut rattrapée et massacrée dans leur débandade. Une fois le dernier maraudeur achevé le silence tomba sur le paysage.

***


Le sol était envahi par les corps et le sang. La mort avait fait son œuvre mais avait épargné les elfes. Aënaran et Falanir tombèrent d’épuisement et furent rejoints par Finwaë et le porte étendart des heaumes d’argent.
-L’ennemi a été vaincu monseigneur, nous sommes victorieux ! Dit ce dernier en s’adressant à Aënaran. Finwaë se précipita vers ses deux supérieurs et s’informa sur leur état. Lanciers, archers, maîtres des épées et heaumes d’argent se rassemblèrent et apportèrent leur aide aux blessés.
-Mon ami, nous vous devons beaucoup. Dit Aënaran au capitaine Falanir.
-Il me semble que vous, monseigneur, n’êtes plus en position de me devoir quelque chose. Répondit il, un sourire en coin. Finwaë quant à lui se tourna vers Aënaran.
-Le mage Faëlin…est il…Pourquoi ? Aënaran se tourna vers le mage alors que des heaumes d’argent étaient en train de bander ses blessures avant de le hisser sur le dos d’un coursier. Il baissa la tête avant de regarder Finwaë.
-Il s’est montré à la hauteur de ses talents. Sans lui vous n’auriez eu que des corps sans vie à secourir. Puis il posa sa main sur son bras.
-Je suis profondément désolé sergent… Embarrassé, Aënaran ne savait pas quoi dire.
Finwaë se dirigea vers le corps du mage et demanda aux deux heaumes d’argent d’attendre avant de le mettre sur le dos du coursier. Il s’agenouilla à côté du corps et enleva péniblement son casque. Après avoir retiré son gantelet il posa délicatement sa main chaude sur la joue du mage.
-Père…Pourquoi… De chaudes larmes commencèrent à couler et perlaient sur ses joues, tombant sur le visage du mage. Fermant les yeux il se pencha sur son père, le serra dans ses bras et se mit à verser toutes les larmes de son corps. Témoins de ce triste spectacle, Aënaran, Falanir et les deux heaumes d’argent qui se trouvaient à côté furent saisis par l’émotion. La mort n’avait pas épargné tout le monde. Aënaran savait que tout ceci faisait partie du lourd fardeau que lui et son peuple, les hauts elfes, se devaient de porter. Ceci afin de permettre aux autres races de garder, face au chaos, ce que l’on appelle l’espoir.


« Les ténèbres… c’est la seule chose qui subsisterait si la lumière de son peuple venait à s’éteindre. A présent Aënaran en était sûr. »
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MessageSujet: Re: La dernière retraite d'Aënaran   Lun 4 Juin 2007 - 13:59

silent silent je reste sans voix devant ce récit, fabuleux Filraen le barde.
je suis sérieux : un récit épique riche en émotion je suis passé par tout!!!
mais à l'arivée...je l'ai trouvée fantastique!!!
encore bravo cheers

c'est pour quand la prochaine? bounce bounce bounce lol!
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MessageSujet: Re: La dernière retraite d'Aënaran   Mar 5 Juin 2007 - 9:04

Très joli récit empli de tout ce qui faut pour en faire un excellent texte à lire. Ca a prit son temps et ça le vaut largement cheers . Encore bravo mon pti Fifi.
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MessageSujet: Re: La dernière retraite d'Aënaran   Dim 9 Sep 2007 - 9:05

Ben une autre stp stp stp stp stp stp stp stp stp stp stp stp stp stp stp stp stp stp stp stp stp stp stp stp stp stp stp stp stp stp stp stp stp stp stp stp stp stp stp stp stp stp

bon ok je sais que t'es ouccupé et que la rentrée approche mais l'espoir nois tiens non?
lol!
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Filraen d'Har Ganeth
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MessageSujet: Re: La dernière retraite d'Aënaran   Dim 9 Sep 2007 - 10:20

ha ben tiens, justement^^. Juste pour dire que je suis sur 2 récits là, et que je vais essayer de poster le 1e avant que je rentre (le 17...). Y aura des p'tits bretonniens, des bouseux et même des hommes bêtes^^.
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MessageSujet: Re: La dernière retraite d'Aënaran   Dim 9 Sep 2007 - 11:13

très beau récit digne de la black librairy... Alors moi aussi je vais attendre le prochain!!! Very Happy cheers
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MessageSujet: Re: La dernière retraite d'Aënaran   

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